{"id":1926,"date":"2021-04-09T21:26:40","date_gmt":"2021-04-09T19:26:40","guid":{"rendered":"http:\/\/master-patrimoine-culturel.fr\/campus-orleans-patrimoine\/?p=1926"},"modified":"2021-06-11T08:42:02","modified_gmt":"2021-06-11T06:42:02","slug":"les-artistes-a-lorigine-des-oeuvres-du-campus","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/master-patrimoine-culturel.fr\/campus-orleans-patrimoine\/index.php\/2021\/04\/09\/les-artistes-a-lorigine-des-oeuvres-du-campus\/","title":{"rendered":"Les artistes \u00e0 l&rsquo;origine des \u0153uvres du campus"},"content":{"rendered":"\n<p><\/p>\n\n\n\n<h3><strong>Roger Toulouse :<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>Roger Toulouse na\u00eet le mardi 19 f\u00e9vrier 1918 \u00e0 Orl\u00e9ans. \u00c0 partir de 1933, il suit des cours de peinture \u00e0 l\u2019\u00c9cole des Beaux-Arts d\u2019Orl\u00e9ans puis des cours d\u2019architecture en 1935. Au sein de l\u2019\u00c9cole des Beaux-Arts, il remporte plusieurs premiers prix et expose ses premi\u00e8res peintures en 1937.<\/p>\n\n\n\n<p>D\u00e8s lors, il exposera ses \u0153uvres \u00e0 l&rsquo;occasion de plusieurs galeries et expositions, en France mais aussi \u00e0 l\u2019\u00e9tranger. Par l\u2019interm\u00e9diaire de Max Jacob (1876-1944) dont il est tr\u00e8s proche, il rencontre plusieurs figures du monde de l\u2019art comme le collectionneur et marchand d\u2019art allemand Daniel-Henry Kahnweiler, la po\u00e9tesse am\u00e9ricaine Gertrude Stein ou Pablo Picasso.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 la suite de la Seconde Guerre mondiale, durant laquelle il est mobilis\u00e9 en 1940, son style va changer pour devenir plus r\u00e9aliste et symboliste, avec le recourt \u00e0 un chromatisme moins agressif. En parall\u00e8le, le directeur de l\u2019\u00c9cole Normale d&rsquo;Instituteurs d&rsquo;Orl\u00e9ans lui propose un poste de professeur de dessin, poste qu&rsquo;il occupera pendant trente-deux ans en parall\u00e8le de sa production personnelle et des expositions.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 partir de 1970, Roger Toulouse s&rsquo;int\u00e9resse \u00e0 la sculpture en m\u00e9tal martel\u00e9. Son style \u00e9volue rapidement, les triangles tr\u00e8s pr\u00e9sents dans son \u0153uvre picturale sont remplac\u00e9s par des formes plus affirm\u00e9es et compactes. Vers le milieu des ann\u00e9es 1970, ses sculptures deviennent totalement abstraites et sont constitu\u00e9es d&rsquo;\u00e9paisses plaques de m\u00e9tal martel\u00e9, articul\u00e9es et orientables. Les plaques sont d\u00e9coup\u00e9es selon des formes g\u00e9om\u00e9triques simples, anguleuses, vigoureuses. <em>L&rsquo;Hommage \u00e0 Lavoisier<\/em>, sa sculpture pr\u00e9sente sur le campus, s&rsquo;inscrit clairement dans cette \u00e9volution stylistique.<\/p>\n\n\n\n<p>Au d\u00e9but des ann\u00e9es 1980, il aborde la technique des collages et abandonne l&rsquo;enseignement pour se consacrer enti\u00e8rement \u00e0 son art, o\u00f9 le blanc prend de plus en plus d\u2019importance. Cependant, d\u00e8s 1992, le blanc s&rsquo;efface au profit de couleurs lumineuses et \u00e9clatantes, et ses compositions s\u2019enrichissent de nombreux \u00e9l\u00e9ments figuratifs. Roger Toulouse produira \u00e9galement des collages aux couleurs plus ternes, obscurcies par l&#8217;emploi du noir de fum\u00e9e. Fatigu\u00e9 par la maladie, il travaille tr\u00e8s lentement. \u00c0 partir de juin 1993, il adopte un dernier style : ses compositions se dispersent, explosent en une multitude de rubans color\u00e9s. C&rsquo;est l&rsquo;ultime \u00e9tape de soixante ann\u00e9es de peinture.<\/p>\n\n\n\n<p>Roger Toulouse s&rsquo;\u00e9teint le 11 septembre 1994, d&rsquo;une leuc\u00e9mie qui l&rsquo;affaiblissait lentement depuis de longues ann\u00e9es. Durant toute sa vie, il aura altern\u00e9 entre plusieurs disciplines, de l\u2019illustration \u00e0 la peinture, en passant par la sculpture en bois et m\u00e9tal, puis la po\u00e9sie.<\/p>\n\n\n\n<h4>Son rapport au 1 % artistique :<\/h4>\n\n\n\n<p>Roger Toulouse va honorer plusieurs commandes publiques entre 1976 et 1982, toutes des sculptures. On lui doit 17 \u0153uvres r\u00e9alis\u00e9es dans le cadre du 1 % artistique, dont 16 pour des communes du Loiret. En plus de <em>l&rsquo;Hommage \u00e0 Lavoisier<\/em>, 3 autres de ses \u0153uvres sont visibles sur le territoire de la M\u00e9tropole d&rsquo;Orl\u00e9ans.<\/p>\n\n\n\n<h3><strong>Maurice Calka :<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>Maurice Calka est n\u00e9e en 1921 \u00e0 Lodz en Pologne, avant de d\u00e9m\u00e9nager \u00e0 ses 3 ans pour Lille avec ses parents. \u00c0 l\u2019\u00e2ge de 16 ans, il rentre \u00e0 l\u2019\u00c9cole des Beaux-Arts de Lille o\u00f9 il sera rep\u00e9r\u00e9 par le directeur de l\u2019\u00e9poque, l\u2019architecte Robert Mallet-Stevens. Ce dernier lui confie son premier projet en 1939, un bas-relief monumental pour le pavillon de la Presse \u00e0 l&rsquo;exposition du progr\u00e8s social de Lille.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 l\u2019automne 1939, il passe avec succ\u00e8s le concours d\u2019entr\u00e9e aux Beaux-Arts de Paris. Il met en parenth\u00e8se ses \u00e9tudes au moment de la Seconde Guerre mondiale pour s\u2019engager au sein des forces de la France Libre en 1942 en passant clandestinement la fronti\u00e8re espagnole pour rejoindre l\u2019Afrique du Nord. D\u00e9mobilis\u00e9 en 1945, il reprend ses \u00e9tudes \u00e0 Paris et obtiendra le grand prix de Rome en 1950.<\/p>\n\n\n\n<p>En 1954, il honore sa premi\u00e8re commande d\u2019art urbain. Il s\u2019agit de la sculpture d\u2019un <em>Lion de Judas<\/em> de 12 m\u00e8tres de haut en pierre de taille plac\u00e9e devant le th\u00e9\u00e2tre national d\u2019Addis-Abeba en \u00c9thiopie. Il r\u00e9alisera \u00e9galement plusieurs d\u00e9cors int\u00e9rieurs pour ce th\u00e9\u00e2tre et sa prestation sera soulign\u00e9 par le roi Ha\u00efl\u00e9 S\u00e9lassi\u00e9 Ier. \u00c0 son retour en France il travaille avec plusieurs architectes et urbanistes pour la r\u00e9alisation d\u2019\u0153uvres diverse, tels que Xavier Ars\u00e8ne-Henry ou Olivier-Cl\u00e9ment Cacoub .<\/p>\n\n\n\n<p>En parall\u00e8le de ses activit\u00e9s d\u2019architecte, Maurice Calka va dans les ann\u00e9es 1960 se passionner pour le design. Il d\u00e9veloppera notamment toute une gamme de bureaux, principalement en mati\u00e8res plastiques, baptis\u00e9s Boomerang.<\/p>\n\n\n\n<p>Il d\u00e9c\u00e8de le 25 ao\u00fbt 1999 \u00e0 Paris \u00e0 l\u2019\u00e2ge de 78 ans. En 2003, le Centre Georges-Pompidou fait l\u2019acquisition d\u2019une partie du fonds Calka pour sa collection d&rsquo;Art moderne.<\/p>\n\n\n\n<h4>Son rapport au 1 % artistique :<\/h4>\n\n\n\n<p>Au d\u00e9but des ann\u00e9es 1950, le gouvernement instaure l&rsquo;obligation du 1% artistique. Maurice Calka se sp\u00e9cialise rapidement dans ce type de commande. Il r\u00e9alisera en France entre 1958 et 1996 quelque 47 \u00e0 49 commandes publiques parmi lesquels l\u2019amphith\u00e9\u00e2tre du conseil g\u00e9n\u00e9ral du Loiret \u00e0 Orl\u00e9ans.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019architecte est tr\u00e8s attach\u00e9 \u00e0 ce dispositif, car il estime que d\u00e9velopper au sein des villes des \u00e9l\u00e9ments artistiques permet d&rsquo;enrichir le tissu urbain, tout en sensibilisant les citoyens \u00e0 l\u2019art. En ce sens, il va d\u00e9velopper un art urbain qui lui est propre, o\u00f9 la sculpture doit se m\u00ealer \u00e0 l\u2019architecture pour lier art et vie quotidienne.<\/p>\n\n\n\n<h3><strong>Jean-Marc Bustamante :<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>N\u00e9 \u00e0 Toulouse le 4 juin 1952, Jean-Marc Bustamante explore dans sa carri\u00e8re d\u2019artiste diff\u00e9rents domaines tels que la photographie, la peinture, la sculpture et l\u2019architecture. Cette influence de l&rsquo;architecture est d&rsquo;ailleurs clairement visible dans sa sculpture&nbsp;<em>La Chambre d\u2019Amour<\/em>, une \u0153uvre hybride \u00e0 la crois\u00e9e des deux domaines artistiques.<\/p>\n\n\n\n<p>Ses premiers pas en tant qu\u2019artiste sont marqu\u00e9s par la photographie : il sera le collaborateur de Denis Brihat en 1973 puis de William Klein en 1978. De cette collaboration ressortiront ses premi\u00e8res \u0153uvres majeures, notamment des grands formats en couleur intitul\u00e9s&nbsp;<em>Tableaux&nbsp;<\/em>de la banlieue de Barcelone. Il fera en 1983 la rencontre du sculpteur Bernard Bazile, avec lequel il collabore 3 ans. Cette p\u00e9riode propice \u00e0 l&rsquo;exploration artistique le poussera notamment \u00e0 associer photographie et sculpture dans son processus cr\u00e9atif, ce qui aboutira \u00e0 plusieurs installations.<\/p>\n\n\n\n<p>Son \u0153uvre, m\u00e9lange \u00e0 la fois d&rsquo;inspirations et r\u00e9flexions venues de la photographie et de la peinture, est un questionnement sur les formes issues de l&rsquo;esth\u00e9tique moderniste. Ses peintures sur plexiglas, notamment, explorent le concept de lumi\u00e8re et de couleur pour d\u00e9crire des paysages visuels au fort impact po\u00e9tique.<\/p>\n\n\n\n<p>En plus de sa carri\u00e8re d\u2019artiste, Jean-Marc Bustamante est \u00e9galement enseignant \u00e0 l\u2019acad\u00e9mie des beaux-arts de Munich et \u00e0 l\u2019\u00e9cole nationale sup\u00e9rieure des beaux-arts de Paris, dont il devient le directeur de 2015 \u00e0 2018. Le 7 d\u00e9cembre 2016, il est \u00e9lu \u00e0 l\u2019acad\u00e9mie des beaux-arts dans la section peinture. Du 19 f\u00e9vrier au 20 f\u00e9vrier 2021, la Galerie Thaddaeus Ropac proposait son exposition \u00ab&nbsp;les Grandes vacances (suite)&nbsp;\u00bb, exposition que l\u2019on pouvait suivre virtuellement sur&nbsp;<a href=\"https:\/\/ropac.net\/online-exhibitions\/21-jean-marc-bustamante-grande-vacance\/\">le site de la galerie<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<h3><strong>Jean-Louis Coursaget :<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p><em>N\u00e9 le 09 octobre 1948 \u00e0 Moulins, Jean-Louis Coursaget se consacre \u00e0 sa carri\u00e8re d\u2019artiste depuis 1972, apr\u00e8s cinq ans d\u2019\u00e9tudes \u00e0 l\u2019\u00c9cole Nationale des Beaux-Arts de Paris.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Il s&rsquo;illustre beaucoup \u00e0 travers la commande publique : rien qu&rsquo;en R\u00e9gion Centre-Val de Loire, on peut citer (non-exhaustivement) sa\u00a0tapisserie pour l&rsquo;H\u00f4tel de Ville de Chartres (1985), les vitraux du coll\u00e8ge de Luisant dans l&rsquo;Eure-et-Loir (1989), ou encore les fresques du Hall de la Mairie de Villebarou dans le Loir-et-Cher (2000).<\/p>\n\n\n\n<p>Il emploie souvent des formes \u00e0 la fois g\u00e9om\u00e9triques et douces dans son travail, aux couleurs vives et intenses. Le Mur de Laine r\u00e9alis\u00e9 pour le campus n&rsquo;est pas son premier travail s&rsquo;appuyant sur une mati\u00e8re textile : il est le cr\u00e9ateur de nombreuses tapisseries, notamment pour l&rsquo;H\u00f4tel de Ville de Chartes (1985), le Minist\u00e8re des Finances \u00e0 Paris (1987) ou encore pour la B.E.A.C de Yaound\u00e9 au Cameroun (1988). Il a \u00e9galement r\u00e9alis\u00e9 en 1977 une tapisserie pour les Invalides.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Roger Toulouse : Roger Toulouse na\u00eet le mardi 19 f\u00e9vrier 1918 \u00e0 Orl\u00e9ans. \u00c0 partir de 1933, il suit des cours de peinture \u00e0 l\u2019\u00c9cole des Beaux-Arts d\u2019Orl\u00e9ans puis des<a href=\"http:\/\/master-patrimoine-culturel.fr\/campus-orleans-patrimoine\/index.php\/2021\/04\/09\/les-artistes-a-lorigine-des-oeuvres-du-campus\/\" class=\"more-link\"><span class=\"readmore\">Continue reading<span class=\"screen-reader-text\">Les artistes \u00e0 l&rsquo;origine des \u0153uvres du campus<\/span><\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":6,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[87],"tags":[132,133,110,137,136,135,83,134,108,84],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/master-patrimoine-culturel.fr\/campus-orleans-patrimoine\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1926"}],"collection":[{"href":"http:\/\/master-patrimoine-culturel.fr\/campus-orleans-patrimoine\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/master-patrimoine-culturel.fr\/campus-orleans-patrimoine\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/master-patrimoine-culturel.fr\/campus-orleans-patrimoine\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/6"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/master-patrimoine-culturel.fr\/campus-orleans-patrimoine\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1926"}],"version-history":[{"count":5,"href":"http:\/\/master-patrimoine-culturel.fr\/campus-orleans-patrimoine\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1926\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2543,"href":"http:\/\/master-patrimoine-culturel.fr\/campus-orleans-patrimoine\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1926\/revisions\/2543"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/master-patrimoine-culturel.fr\/campus-orleans-patrimoine\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1926"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/master-patrimoine-culturel.fr\/campus-orleans-patrimoine\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1926"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/master-patrimoine-culturel.fr\/campus-orleans-patrimoine\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1926"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}